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 2 -  Evolution de la Constitution

Il y a plus de 20 ans la durée du mandat présidentiel a été réduite à 5 ans (avant, un président était élu pour 7 ans)

MAIS en 2002, le 1er ministre, Lionel Jospin (PS/Parti socialiste) a inversé le calendrier des élections présidentielles et législatives (députés) :

      • il les a couplées ( c'est à dire mises la même année, à 2 mois d’intervalle)
      • et placé l’élection présidentielle en premier, juste avant l’élection des députés (alors qu’avant, c’était l’inverse)

Conséquences, depuis 2002 :

      • le résultat de l’élection présidentielle a un effet d’entraînement > pousse les gens à voter aux élections législatives pour le parti du président qui a été élu 2 mois avant
      • la couleur politique du président et celle de l’Assemblée nationale est toujours la même
  •  

Résultat :

      • réduction du rôle des députés : pour les citoyens, l’élection des députés est secondaire (alors qu’ils sont les véritables représentants du peuple)
      • augmentation de la soumission de l’Assemblée nationale (= Chambre des députés) au président.
        Comme l’élection de la majorité des députés est due à celle du président, les députés du parti au pouvoir n’osent pas aller contre les propositions de loi et les orientations du président ou même les critiquer.

(info : 20 Minutes, 24/09/2020) 

[C’est le] « président de la République qui lui a permis de devenir parlementaire comme il l’a permis pour moi et pour tous les députés de la majorité (LREM)» Aurore Bergé, députée LREM (Macroniste) des Yvelines, à propos de la candidature de Cédric Villani qui voulait se présenter aux Municipales à Paris, alors qu’Emmanuel Macron y était opposé (Vidéo : Dailymotion, Assemblée nationale, 29/01/2020)

 

L’INVERSION DU CALENDRIER A MIS FIN – pour les citoyens et les députés - à toute possibilité d’opposition réelle à un président.

 a)  Jusqu’en 2002, l’élection présidentielle et l’élection des députés ne coïncidaient pas.Quand les citoyens étaient déçus par la politique du président qui avait été élu, ils pouvaient voter pour des députés d’une autre couleur politique

 b)  On pouvait se retrouver avec un président et un gouvernement (= ministres) qui n’appartenaient pas au même camp politique.

Cette situation (la cohabitation) s’est répétée :

        • 1986-1988 : président : Mitterrand (PS/Parti Socialiste) 1er ministre : Jacques Chirac (LR/Les Républicains)
        • 1993-1995 : président : Mitterrand (PS/Parti Socialiste) 1er ministre : Edouard Balladur (LR/Les Républicains)
        • 1997-2000 : président : Chirac (LR/Les Républicains) 1er ministre : Lionel Jospin (PS/Parti Socialiste)
    •  (Info : vie-publique.fr, 19/06/2019)